Questions fréquentes

Ce qu'il faut savoir avant de nous appeler.

Les questions qui reviennent, et nos réponses — y compris quand elles sont négatives.

Questions
Vos analyses sont-elles invasives ?

Non. Notre protocole d'analyse ne comporte ni prélèvement ni contact, et les rayonnements employés restent en deçà de ce qu'une œuvre reçoit d'un éclairage d'exposition.

Si une question ne peut être tranchée sans prélèvement, nous vous le disons. Un microprélèvement reste alors possible pour aller plus loin, mais il n'intervient qu'à votre demande écrite, jamais de notre initiative : il est localisé, documenté et réduit au strict nécessaire.

Attribuez-vous les œuvres ?

Non, jamais. Nous mesurons des propriétés matérielles. L'attribution relève des experts, des comités d'artistes et, en cas de litige, du juge.

Nos données leur servent d'appui ; elles ne les remplacent pas.

Pouvez-vous garantir qu'une œuvre est authentique ?

Non, et méfiez-vous de qui l'affirme.

Nous pouvons établir qu'une œuvre est matériellement incompatible avec l'époque ou l'atelier annoncés — c'est un résultat solide. Nous pouvons établir qu'elle est compatible — c'est un résultat utile, mais qui n'est pas une preuve d'authenticité.

L'œuvre doit-elle être déplacée ?

Dans la grande majorité des cas, non : nous venons à l'œuvre. C'est le premier de nos choix de conception.

Certaines analyses spécifiques nécessitent le laboratoire ; nous le disons avant l'intervention.

Que devient l'empreinte de mon œuvre ?

Les données brutes sont écrites sur bandes LTO, en deux exemplaires conservés dans deux lieux distincts, avec une garantie de lecture de trente ans. Ces bandes ne sont jamais connectées.

L'identité du propriétaire et la localisation de l'œuvre ne sont jamais communiquées.

Vous pouvez à tout moment demander l'accès à vos données, ou leur destruction.

Si rien n'est en ligne, comment le visualiseur fonctionne-t-il ?

Parce qu'aucune des deux moitiés ne suffit à elle seule.

La copie qui vous est livrée est chiffrée et volontairement incomplète : elle ne contient que quatre cinquièmes des blocs de données. Le cinquième restant demeure chez nous. Un exemplaire dérobé chez vous est illisible ; notre serveur, s'il était compromis, ne livrerait que des fragments sans signification hors de votre part.

L'accès au visualiseur s'ouvre au moyen d'une clé de sécurité physique, que vous détenez. Sans elle, l'interface reste fermée.

Les œuvres reproduites sur ce site sont-elles celles de vos clients ?

Non. Toutes les images de ce site illustrent des dossiers types.

Les œuvres que nous analysons et les dossiers que nous produisons ne sont pas publiés. La confidentialité est due au propriétaire, et elle ne souffre pas d'exception commerciale.

Vos rapports sont-ils recevables en justice ?

Nos rapports sont conçus pour l'être : constatations et interprétations distinguées, protocoles documentés, données brutes conservées et réexaminables.

La recevabilité et la portée d'un élément de preuve relèvent en dernier ressort de la juridiction saisie.

Quels types d'œuvres analysez-vous ?

Principalement les peintures, les dessins et les œuvres sur papier. Nos modalités s'appliquent également aux sculptures et aux objets d'art, avec des protocoles adaptés à la géométrie.

Écrivez-nous pour les cas particuliers ; nous préférons le dire avant d'accepter une mission.

Quelles techniques mettez-vous en œuvre ?

Dix modalités acquises sur un même banc : imagerie visible haute résolution, imagerie multibande sur roue à filtres, imagerie hyperspectrale du visible au proche infrarouge, infrarouge à ondes courtes, fluorescence ultraviolette, radiographie X, fluorescence X, spectrométrie Raman, spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier, profilométrie laser et microscopie.

L'intérêt n'est pas la liste — ces techniques existent ailleurs. Il est qu'elles partagent ici un même système de coordonnées, référencé sur règles de verre au micromètre près. Une signature chimique est donc située à l'endroit exact où la radiographie montre une reprise et où le relief montre un empâtement. C'est cette coïncidence qui fait la démonstration, pas la mesure isolée.

Étudiez-vous aussi le support ?

Oui, et c'est souvent là que se trouvent les réponses les plus fermes.

Pour les toiles : comptage de fils, densité et angle de tissage, guirlandes de tension, relevés à partir de la radiographie et de l'éclairage rasant. Deux toiles découpées dans un même rouleau portent la même signature de tissage — un rapprochement qui ne dépend d'aucune appréciation.

Pour les panneaux : essence du bois, débit et orientation des fibres, et composition des matériaux ajoutés — colles, mastics, consolidants, traitements de conservation — par spectrométrie infrarouge en réflexion et par Raman, sans prélèvement. La dendrochronologie est réalisée sur demande, à partir des relevés de cernes.

Les fibres textiles, enfin : une partie s'identifie sans rien prélever, à la loupe binoculaire, sous éclairages dirigés et par spectrométrie infrarouge en réflexion, ce qui suffit souvent à trancher entre les grandes familles. Lorsque la précision atteinte ne suffit pas, un microprélèvement permet d'aller plus loin dans l'identification et dans l'analyse : il n'est réalisé qu'à votre demande, jamais de notre initiative.

Combien de temps ?

Une œuvre de format courant est acquise en une journée sur site. Le rapport suit dans les délais convenus lors du devis.

Comment sont établis vos tarifs ?

Selon la mission, les dimensions de l'œuvre et le lieu d'intervention. Un devis détaillé est systématiquement établi après échange.

Des conditions particulières existent pour les collections et les campagnes pluriannuelles.

Contact

Une question qui n'est pas ici ?

Écrivez-nous. Nous répondons aussi aux questions auxquelles la réponse est non.

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